chœurs MELUSINE

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Motets de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville

Le Grand Choeur vous invite pour les trois concerts suivants :

  • Vendredi 22 Novembre 2019 -  20h30 - Eglise de Montbonnot
  • Samedi 23 Novembre 2019 - 20h30 - Eglise de Crolles
  • Dimanche 24 Novembre 2019 - 17h00 - Salle Olivier Messiaen

Au programme 3 Grands Motets avec orchestre : orgue, cordes, flûtes et hautbois

  • Coeli enarrant
  • Dominus regnavit
  • In exitu Israël

Mondonville Jean Cassanéa de 1711-1772

Né à Narbonne le 25 décembre 1711 ; mort à Belleville le 8 octobre 1772.

Violoniste virtuose et compositeur, Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville naît à Narbonne où son père est musicien à la cathédrale Saint-Just.

Il s'installe à Paris vers 1731, publie deux recueils de musique instrumentale en 1733 et 1734 (sonates pour violon avec basse continue, op. 1 ; sonates en trio pour deux violons ou flûtes et basse continue, op. 2). Il fait un bref séjour à Lille, où il compose ses premiers motets, puis revient à Paris.

Il entre au Concert spirituel en 1738 comme violoniste. L'année suivante, il est musicien du roi et, en 1744, il occupe les fonctions de sous-maître de la chapelle royale.

En 1755 Mondonville succède à Royer et dirige le Concert spirituel où ses motets sont très appréciés, aussi bien les motets pour choeur (Dominus regnavit, Jubilate Deo, Magnus Dominus, Lauda Jerusalem, Cantate Dominum, etc.) que ceux pour soliste (Regina coeli, Simulacra gentium). Il écrit beaucoup pour le théâtre, notamment le ballet héroïque Le Carnaval du Parnasse (1749) et les opéras-ballets, Bacchus et Érigone, Vénus et Adonis, Titon et l'Aurore (1753). En 1752, lors de la Querelle des bouffons, il prend vigoureusement parti pour la musique française et représente le "coin du roi"..

De 1755 à 1762, il est le directeur du Concert spirituel. En même temps que compositeur religieux, il se révèle comme compositeur d'opéras et de ballets, et obtient deux succès importants avec le ballet héroïque Le carnaval de Parnasse (1749) et surtout avec l'opéra Titon et l'Aurore (1753), par lequel il affirme, aux côtés de Rameau, les traditions de la tragédie lyrique française. Toutefois son Thésée (1765) est un échec: on lui reproche d'avoir utilisé le livret de Quinault déjà mis en musique par Lully. Il compose également trois oratorios: Les israélites au mont Horeb (1758), Les fureurs de Saül et les Titans.

Dans le domaine instrumental, Mondonville réalise d'intéressantes expériences tendant à élaborer un traitement instrumental de la voix (concert de violon avec voix sur des textes de psaumes, 1747). Si ses œuvres instrumentales continuent à être jouées de nos jours, c'est surtout grâce à ses motets, qui poursuivent la tradition versaillaise de Delalande.